Venteux; aux nuages épais et laineux, au ton gris.
Lorsque le soleil daigne poindre sur le semis neigeux, entre de véritables murs de sapins et d'érables.
Ce pays aux six mois d'hiver prend la douceur d'une journée de ski sur la Côte d'Azur.
Plus on va vers la mer, plus on se sent glacé. Logique vous me direz, mais disons que la glace est encore là sur le St Laurent.
Les gros brises glaces sont rouges sur le gris de l'onde glacée.
Pour une éclaircie, le soleil embrase la neige et fait briller les jumelles historiques, Québec et Lévis, d'une allure surannée.
Les veilles bâtisses retrouvent leur cachet d'antan, tandis que les échoppes ouvrent leurs portes, laissant échapper un fumet de bois et d'érable.
Le sirop d'érable est partout, c'est l'aliment de base des recettes canadiennes.
Et quand la neige disparait au soleil, les rues n'ont plus ce voile blanc qui les rendait si propre. C'est assez sale finalement. Côté aggravé par l'impression d'être entouré d'usine désaffectée.
mercredi 31 mars 2010
Québecoiserie
Dans la notice biographique de Taché rédigée en 1934 par l’Association of Ontario Land Surveyors, on peut lire :
« M. Taché est également l'auteur de la belle devise poétique et patriotique qui accompagne les armoiries officielles de la province de Québec - “Je me souviens” - dont le sens exact n'est peut-être pas parfaitement exprimé par des mots anglais, mais que l'on peut sans doute paraphraser en lui attribuant le sens suivant : « nous n'oublions pas, et n'oublierons jamais, notre origine, nos traditions et notre mémoire de tout le passé[12]. »
La devise va comme suit : Je me souviens / Que né sous le lys / Je croîs sous la rose.
Le lis et la rose sont respectivement les emblèmes floraux des royaumes de France et d'Angleterre.
- Constat sur les francophones canadiens:
un contact oral important: "hallo", "comment tu vas", "d'ou est ce que tu viens".
Le québécois discute facilement, est très curieux, voir ,des fois, cela tourne à une mini psychothérapie...jk. On observe leur syntaxe très correcte en grammaire française, ce qui leur fait dire aussi: "tu as un drôle d'accent".
Pour comprendre le québécois rapidement, il faut penser en anglais et parler français.
Ainsi, la syntaxe calquée sur l'anglais facilite la compréhension, surtout pour comprendre leurs expressions. Pareillement, ils n'ont pas de "vous" mais le "tu".
D'ailleurs, ajout de "-tu" après les questions: T'en veux-tu? Il en veut-tu? Ils en veulent-tu? Tu m'écoutes-tu? Je l'ai-tu?. et le "T'sais?".
- Petit lexique commun:
* Une agace (aguicheuse)
* Un aiguisoir (taille-crayon)
* Une broue (une bière)
* Des bébelles (jouets ou babioles)
* Un bec (un bécot, un baiser)
* Un bécyque (une bicyclette)
* Une bédaine (gros ventre)
* Ma blonde (mon amoureuse)
* Des bobettes (caleçon, sous-vêtement)
* Une calotte (casquette)
* La cassonade (sucre brun)
* Un char (voiture)
* Une chicane (conflit)
* Mon chum (ami, copain ou amoureux)
* Un citron (auto en mauvais état)
* Une craque (remarque désobligeante)
* Une débarbouillette (une savonnette)
* Un dépanneur (petit magasin général = épicerie arabe de France)
* Des flots (des enfants)
* Du foin (de l'argent)
* Des foufounes (fesses)
* Un frigidaire (réfrigérateur)
* De la liqueur (boisson gazeuse)
* Un minou (un chat)
* Mes mitaines (moufles)
* Une passe (un laissez-passer)
* Une patate frite (des frites)
* Des patates pilées (pommes de terre en purée)
* La pâte à dents (dentifrice)
* Une patente, un cossin (truc, chose, objet inconnu)
* Une peignure (coiffure)
* Une piastre ou piasse (un dollar)
* Un piton (bouton qu'on appuie)
* Un pitou (un chien)
* Un plasteur (pansement)
* Une pogne (piège, ruse)
* Quétaine (moche, passé mode)
* Un siffleux (marmotte)
* Des sparages (grands gestes)
* Une tabagie (vend cigarettes et journaux)
* Une tuque (bonnet d'hiver en laine)
* Des vidanges (ordures)
* Une vue (un film)
- Et voici quelques expressions:
* S'accorder comme chien et chat (se chicaner tout le temps)
* Se prendre pour un autre (se croire plus important qu'on ne l'est réellement)
* Achaler, gosser, tomber sur les nerfs (déranger quelqu'un)
* Être sur son 36, se mettre beau ou belle (être chic)
* Ambitionner su' l'pain béni (abuser d'une situation avantageuse)
* Attacher son manteau (boutonner)
* Avoir le coeur gros (être triste, mélancolique)
* Avoir les yeux dans la graisse de binnes (regard amoureux, rêveur)
* Baragouiner l'anglais, parler anglais comme une vache espagnole (avec beaucoup de difficulté)
* Barrer la porte (fermer à clé)
* Bavasser (bavarder, se comporter en délateur)
* Bêcher (tomber tête première)
* Becotter (embrasser)
* Brailler (pleurer)
* Brosser (se saouler la gueule)
* Capoter, perdre le nord (paniquer, devenir fou)
* Chauffer (conduire un véhicule)
* Chiâler (se plaindre)
* Chicaner (engueuler, réprimander)
* Crouser (faire la cour, conter fleurette)
* Écrapoutir (écraser)
* Enfirouaper (jouer quelqu'un)
* Être fou comme un balai ou comme d'la marde (dingue, en état de panique ou fou de joie)
* S'évacher (s'affaler, paresser)
* Faire la baboune, faire du boudin (bouder)
* Faire dur (avoir mauvaise mine, mauvaise apparence)
* Faire ses commissions (ses emplettes)
* Magasiner (faire des achats)
* Manger une volée (se faire tabasser)
* Minoucher (caresser)
* Paqueter, paqueter ses p'tits (empaqueter ses choses, faire ses valises)
* Partir le char (démarrer la voiture)
* Placotter, jaser, potiner (bavarder, discuter)
* Pogner (agripper, empoigner ou encore avoir du succès en amour)
* Se faire passer un sapin (se faire rouler)
* Se pogner l'cul (ne rien faire, paresser)
* Sacrer son camp (partir, quitter)
* Se sauter dans la face (s'engueuler)
* Taponner (perdre son temps)
* Tirer la pipe à quelqu'un (agacer, taquiner)
- Les anglicismes:
* Baquer (donner son appui, son accord)
* Bosser (se comporter comme si on était le patron)
* Canceller (annuler)
* Une cédule (un horaire)
* Être djammé (coincé), raqué (fatigué, endolori), dérenché (en piteux état), fucké (brisé), badloqué (malchanceux).
* Kiquer (donner un coup de pied)
* ouatcher (garder à l'oeil)
* Ploguer (brancher)
* Puncher (donner un coup de poing)
* Slaquer (congédier)
* Spotter (apercevoir)
* Rusher (se dépêcher, faire à la hâte)
* Toffer (endurer une situation désagréable)
* tripper, bozer (avoir énormément de plaisir, être en extase)
* Vedger (paresser, perdre son temps)
* La sloche (gadoue), la scrappe (déchets), la poque (rondelle de hockey), l'élévateur (ascenseur), le flat (crevaison), le beurre de pinottes (d'arachides).
* Le "Bonhomme Sept Heure", personnage légendaire utilisé pour faire peur aux enfants qui refusaient d'aller se coucher, prendrait son nom de "Bone Setter", nom anglais donné aux ramancheurs.
* Le mot "pitoune" utilisé aujourd'hui pour parler d'une belle femme (pas toujours très flatteur pour la fille en question), fut également utilisé par les bûcherons pour parler de troncs d'arbres. Le mot viendrait de l'anglais puisque les bûcherons anglophones avaient hâte à leur congé pour aller fêter et revoir des femmes à la "Happy Town" (la pitoune pour des oreilles francophones).
- Les mets et la cuisine traditionnelle:
perso, je me souviens pas avoir goûté de ces trucs..
Le ragoût de pattes, la tourtière, les bines au sirop d'érable, les oreilles de Christ, les pets de soeur, le pouding chômeur, les cretons, la tête fromagée, le sirop d'érable (en sucre, en beurre, en tire, etc.), le pâté chinois, le pâté de viande, la soupe aux pois, la minoune, la soupane, le cipaille, les grand-pères, la tarte à la farlouche, la gibelotte, les plorines, des bonbons aux patates, des grillades de lard, du boudin, des petits poissons des chenaux, la soupe aux gourganes, la soupe au pain, le bouilli, la soupe aux coques, le ketchup aux fruits, la tarte au sucre, la bière d'épinette, le caribou, le ragoût de boulettes, le blé d'Inde (vive les épeluchettes), les beignes et beaucoup de patates!
Le fast-food: la très populaire poutine (frites avec sauce et fromage en grains), le michigan (hot-dog avec sauce à la viande), la guédille (très populaire à Sherbrooke, il s'agit d'un hot-dog dans lequel des frites et du chou remplacent la saucisse, également appelé «moineau» dans le Bas-Saint-Laurent), le hot-dog «steamé» (à la vapeur) ou «toasté» (grillé).
- Emprunts aux langues amérindiennes:
* achigan (mot algonquin qui signifie «celui qui se débat»): perche noire.
* babiche (de l'amérindien «sisibabiche» qui signifie «petite corde»): ce mot désigne aujourd'hui des sandales.
* carcajou (blaireau du Labrador).
* caribou (mot algonquin signifiant «qui creuse avec une pelle»): renne nordique qui creuse la neige pour trouver sa nourriture.
* mocassin (mot d'origine algonquine): chaussure souple en cuir.
* ouananiche (mot montagnais qui signifie «le petit égaré»): saumon d'eau douce de la région du Saguenay.
* ouaouaron (mot d'origine iroquoise qui signifie «grenouille verte»): grenouille de très grande taille.
* tabagie: à l'origine, cérémonie amérindienne au cours de laquelle on fumait le calumet de la paix. Aujourd'hui, le mot est employé pour identifier un marchand de tabac.
* toboggan (mot d'origine algonquine «otaban» ou «tabascan»): traîneau de bois sans patins recourbé à l'avant. Les Amérindiens se servaient du toboggan pour transporter des marchandises en hiver. Ils le tiraient à l'aide d'une courroie passant autour de la poitrine. Encore aujourd'hui appelé «traîne sauvage», le toboggan est devenu un des jeux d'hiver préférés des jeunes Québécois.
* wapiti (mot d'origine algonquine qui signifie «daim blanc»): grand cerf du Canada et de la Sibérie.
Québec - Day Three - Considérations

La Ville de Québec,vue depuis Lévis pendant un coucher de soleil de juin; by Martin St-Amant.
Québec est la plus veille ville du Canada. Elle a été déclarée joyau du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1985. C'est aussi la capitale de la province canadienne Québec (la métropole est Montréal). Par sa langue, sa culture et ses institutions, le Québec forme une nation (cf. code civil du Québec).
Ce fût une colonie de la Nouvelle-France de 1534 à 1763, puis une colonie de l'Empire britannique de 1763 à 1931.

L'Église catholique a joué un rôle prépondérant dans le développement des institutions sociales et culturelles du Québec jusqu'au début des années 1960. Ce qu'on a appelé la Révolution tranquille, commencée en 1960, est une époque marquée par l'accroissement considérable du rôle du gouvernement québécois dans la maîtrise du devenir politique, social et économique de la province.
Quebec - day three - vers la Nouvelle-France?
Arrivée à Qc, voici les brises-glaces:


A Qc, le haut de la ville est architecture brit. et le bas est français. Le petit Champlain est la rue de l'artisanat.

La guide et la place royale lol:


Ici, on voit a droite la partie française, et a gauche le style brits:

Neige!!!



Eglise de la place royale: lieu de tournage de "catch me if you can" avec Di Caprio



Magasins...
Là, les ours dead, c'est rien; parce que j'ai vu des peaux de tous les animaux du Qc en vente, entières: beau et doux, macabre et écoeurant.
Rue Champlain:
Ailleurs^^: nouveau port


Gare:

Fabrique Birtch, celle qui prépare le papier pour imprimer le NYTimes!

Lieu d'affrontement brit/fra pour Qc sur les plaines d'Abraham:

Vue de Lévy et les Appalaches de Qc:

Musée des beaux-arts de Qc:

ils vont construire des apparts là:

Palais des arts:

"Champs Elysées" de QC:


Vers le parlement:
Le parlement de Qc:

Des fortifications:
Le "capitole" concerts:
Basilique: la 1ere de Nouvelle-France:

Château Franklin, l'hôtel le plus photographié au monde:


Chutes de Montmenrency: plus haut que les chutes du Niagara:



le bout de la rue Champlain:


Sur le retour vers Montréal:







La tour penchée du village olympique:
A Qc, le haut de la ville est architecture brit. et le bas est français. Le petit Champlain est la rue de l'artisanat.
La guide et la place royale lol:
Ici, on voit a droite la partie française, et a gauche le style brits:
Neige!!!
Eglise de la place royale: lieu de tournage de "catch me if you can" avec Di Caprio
Magasins...
Rue Champlain:
Ailleurs^^: nouveau port
Gare:
Fabrique Birtch, celle qui prépare le papier pour imprimer le NYTimes!
Lieu d'affrontement brit/fra pour Qc sur les plaines d'Abraham:
Vue de Lévy et les Appalaches de Qc:
Musée des beaux-arts de Qc:
ils vont construire des apparts là:
Palais des arts:
"Champs Elysées" de QC:
Vers le parlement:
Le parlement de Qc:
Des fortifications:
Le "capitole" concerts:
Basilique: la 1ere de Nouvelle-France:
Château Franklin, l'hôtel le plus photographié au monde:
Chutes de Montmenrency: plus haut que les chutes du Niagara:
le bout de la rue Champlain:
Sur le retour vers Montréal:
La tour penchée du village olympique:
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